Hilde mène une existence morose, sous le joug de son mari, Walter. Un beau jour, ce dernier se met à être aux petits soins pour elle. Elle ne comprend pas ce changement radical et, après un rendez-vous chez le médecin, on diagnostique à Walter une tumeur au cerveau qui le rend doux comme un agneau. C’en est trop pour Hilde, qui le tue d’un coup de hache dans le crâne la nuit du Nouvel An avant d’aller faire la fête chez ses voisins puis de disparaître.

On suit alors Walter et les autres morts du village. Ils ne peuvent quitter les lieux et passent leur temps à observer les vivants empêtrés dans leur vie et dans l’attente de Steven Spielberg qui s’intéresse à l’un des disparus dont il semble vouloir adapter la vie au cinéma.

Tous, morts et vivants, forment une mosaïque singulière, originale et parfaitement romanesque. Parmi les défunts se trouvent la mère de Hilde, toujours accompagnée de son fœtus calcifié dont le seul mot est « aïe », un homme obsédé par sa femme et à l’éternelle érection, et un certain Freud qui traîne par là…

Le 34 septembre, d'Angelika Klüssendorf, fait partie de la sélection du Prix FEMINA Étranger 2022.